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Juliette, Marion et Chelsea : Bourse jeune Europe

 


BJE

Juliette, Marion et Chelsea  ont parcouru l’Europe centrale cet été grâce à la Bourse Jeune Europe* de la Région Basse-Normandie.



 

* La «Bourse Jeune Europe», est une bourse de voyage qui s’adresse aux jeunes Bas-Normands de 15 à 25 ans dans le cadre du volet "Culture sport et initiative" de la Cart'@too. Le voyage se fait en petit groupe de 3 à 6 personnes. La bourse soutient les projets à hauteur de 500€  maximum par personne titulaire de la Cart'@too.
La « Bourse Jeune Europe » est financée par la Région, les dossiers sont à déposer au CRIJ ou auprès du réseau Information Jeunesse en Basse-Normandie.

Nous avons rencontré Chelsea, qui ne sait par où commencer son récit, tant les souvenirs se bousculent !

Nous commençons donc par le commencement, d’où est venue l’idée de ce voyage : « Marion voulait découvrir l’Est de l’Europe et nous voulions rendre visite à une copine autrichienne, Katharina, que nous avons connue au Lycée. En faisant des recherches, on a vu que plusieurs capitales étaient assez proches pour que l’on puisse les découvrir au sein d’un même voyage. »

Comment avez-vous eu connaissance de la Bourse Jeune Europe ? A-t-elle été difficile à obtenir ? « Juliette connaissait une amie qui en avait bénéficié. Ce n’était vraiment pas si difficile d’obtenir la bourse, on n’y croyait vraiment pas. Il a fallut simplement présenter notre projet dans un dossier écrit puis le défendre à l’oral devant un jury. » 

Faut-il être parfaitement organisé pour se lancer dans ce type de projet ? Pas si sûr, Chelsea n’hésite pas quand il s’agit de décrire l’organisation du voyage : « Catastrophique ! Nous étions trois filles peu organisées et c’était la première fois que nous partions seules ! A notre âge ce n’est pas si facile de partir même si l’on en a l’envie ! Mais la candidature à la Bourse Jeune Europe nous a donné un bon coup de collier, nous avons été obligées de préciser notre projet, de le planifier de façon plus carrée, cela nous a donné un bon cadre pour que ça marche ! »

Nous passons en revue les différentes étapes de l’aventure… Les trois jeunes filles ont choisi de voyager en train grâce au Pass InterRail. « On a fait le parcours prévu, mais avec pas mal de déviations, car on a pris beaucoup de trains au hasard finalement! L’occasion d’avoir quelques surprises et de découvrir des endroits vraiment perdus ! »

Le circuit a commencé par une étape à Salzburg chez un couch surfer, puis par Vienne grâce à un contact du premier hôte. « Si on avait pu, on aurait bien fait tout le voyage en couch surfing, c’est une formidable découverte! Les gens qui nous accueillent sont super ouverts, on ne se sent pas invités, on reste très libre et ils peuvent nous faire profiter de leurs contacts dans le pays! A l’inverse, on a expérimenté des hôtels vraiment pas terribles. Mais les réponses à nos demandes d’hébergement étaient souvent aléatoires… » Après Vienne, direction Bratislava puis Budapest, où nos jeunes aventurières font la connaissance d’un sympathique groupe de scouts belges « plus belges que scouts ! » « On a vraiment fait des tas de rencontres. Quand les gens sont en voyage, ils sont plus facilement prêts à nouer des contacts ! » Outre les belges, il y eut donc une portoricaine, un russe, un texan « avec un accent comme à la télé et une tenue de cow boy ! ».  Les choses se compliquent quand les aléas des transports mènent nos amies à Rijeka au lieu de Zagreb en Croatie, mais finalement l’équipée raccroche le parcours prévu à Ljubljana et retrouve finalement Katharina, l’amie autrichienne, à Klagenfurt, point d’arrivée du voyage.

Ce que la jeune fille retient de cette aventure ? « On a beaucoup rigolé ! Même les moments de galère sont formateurs et on finit par en rire ! Au départ ça fait peur de partir, mais finalement ça se fait sans qu’on le réalise, on se disait souvent ‘c’est fou, on y est ! ‘ » C’était la première fois que les jeunes aventurières partaient sans leurs parents, alors bien sûr, au début, ce n’est pas toujours facile de s’organiser « on s’était fixé un budget vraiment limité, du coup on mangeait un peu n’importe quoi, mais il faut savoir ne pas jouer les chochottes si on veut voyager pas cher ». Mais surtout « on peut faire ce qu’on veut ! » Le trio, branché Street Art, partait avec le projet de découvrir des créations locales : « avec mes parents, je n’aurais jamais pu passer deux heures à photographier des tags ! Il y en avait de superbes à Vienne le long du Danube, nous avons aussi ramené toute une collection d’autocollants engagés, il y en avait partout ». 

Avis aux amateurs, nos trois voyageuses ont créé un album ouvert sur Facebook, et travaillent en ce moment à la réalisation d’un album photo !