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Un an avant la date fatidique, où en est-on du Brexit ?

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Les dirigeants des Vingt-Sept ont adopté, vendredi 23 mars à Bruxelles, leurs « lignes de négociation » pour la relation future avec Londres. Un peu plus tôt, ils avaient accordé à la première ministre britannique, Theresa May, la « période de transition » qu’elle réclamait ardemment depuis des mois. Ces avancées sont importantes, mais à un an du « D-Day » du Brexit, le 29 mars 2019, beaucoup reste encore à faire afin d’éviter une rupture trop brutale entre le Royaume-Uni et le continent.

 

Où en est-on dans le divorce ?

Le 29 mars 2019 à minuit, le Royaume-Uni sera formellement sorti de l’Union européenne, conformément au vote de 51,9 % des électeurs britanniques lors du référendum du 23 juin 2016. La procédure de retrait, décrite par l’article 50 du traité de Lisbonne, prévoit que les liens juridiques sont rompus deux ans après que l’Etat sortant a notifié sa décision. C’est ce que la première ministre Theresa May a fait, le 29 mars 2017.

Après avoir fixé les modalités du divorce, Européens et Britanniques doivent désormais ouvrir les pourparlers au sujet de leur « relation future ». Il s’agit entre autres de négocier un traité de libre échange, et des accords de coopération en matière de défense, de sécurité, ou de recherche. Londres et Bruxelles visent un compromis définitif en octobre, pour donner le temps aux Parlements – Westminster et le Parlement européen en premier lieu, ceux des Vingt-Sept éventuellement – de se prononcer avant le 29 mars 2019. A ce jour, Mme May entend toujours sortir son pays du marché intérieur et de l’union douanière constitués avec ses voisins européens, mais ne parle plus d’un « Brexit dur ».

L’enjeu est d’importance : une rupture brutale au « Jour-J » reviendrait, comme disent les Britanniques, à « sauter de la falaise ». Elle risque d’être catastrophique pour l’économie du Royaume-Uni, dont 45 % des exportations vont vers l’UE, et grave aussi pour celle de l’Europe continentale (17 % des exportations vers le Royaume-Uni), surtout si elle impliquait l’imposition de droits de douane. Un tel scénario serait aussi dramatique dans d’innombrables domaines, de la sécurité jusqu’à l’environnement en passant par l’aviation et l’énergie nucléaire, puisque cesseraient alors de s’appliquer les règles communes et les systèmes d’échange d’information.


Source : Philippe Bernard pour le Monde




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